Sébastien Haller, Vitesse - FC Utrecht, Eredivisie 26082016

Interview - Sébastien Haller (Francfort) : "Les Bleus ? Je ne ressens pas de pression"

Avec douze buts toutes compétitions confondues depuis le début de la saison dont neuf en Bundesliga, Sébastien Haller est l'une des valeurs sûres de l'Eintracht Francfort et du championnat allemand. Arrivé d'Utrecht à l'été 2017, l'attaquant formé à Auxerre s'épanouit totalement de l'autre côté du Rhin. Alors que son club est en pleine tournée américaine avant la reprise de la Bundesliga le samedi 19 janvier, le buteur de 24 ans a pris le temps de répondre à quelques unes de nos questions.

Goal : Peu de gens le savent mais avant d'être un numéro 9, vous avez également été un gardien de but. Pourquoi n'avez-vous pas choisi ce poste finalement ?

Sébastien Haller : En fait, j’ai commencé en tant qu'attaquant, mais quand il y avait des séances de tirs au but dans les tournois, j’allais généralement dans les buts. J'étais l’un des plus grands joueurs de mon équipe et j’avais de très bons réflexes Nous avons remporté certains tournois grâce à mes arrêts. Mais j'étais toujours plus heureux quand on me permettait de jouer sur le terrain. Heureusement, j'ai marqué suffisamment de buts, sinon j'aurais peut-être joué plus souvent comme gardien de but.

Justement, quand vous étiez jeune, quels étaient vos modèles dans le football ?

Thierry Henry a été l'un de mes plus grands modèles lors de mon enfance. Avec mes origines ivoiriennes, j'ai également aimé Didier Drogba. Plus tard, c'était Zlatan Ibrahimovic. Mais je veux écrire ma propre histoire et ne copier personne.

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Vous avez commencé votre carrière en France, en L2 à Auxerre. Pourquoi n'avez-vous pas percé à ce moment-là ?

J'étais jeune et je n'étais tout simplement pas prêt à atteindre mon maximum tous les week-ends. J'ai aussi eu quelques désaccords avec mon entraîneur à Auxerre. Le mieux était de chercher autre chose. l'AJA ne voulait pas de me donner à un autre club de la deuxième division. Mais je ne voulais pas passer par la case National. Cela aurait été un pas en arrière.

Sébastien Haller, Vitesse - FC Utrecht, Eredivisie 26082016

Lors de la première saison à Francfort, vous avez connu Niko Kovac qui dirige désormais le Bayern Munich. C'était comment avec lui ?

Il aime tout contrôler. C’est un combattant qui attache une grande importance au physique de son équipe. Vous le constaterez à chaque entraînement et à chaque match. La saison passée a donc été plus dure même si nous jouions moins que maintenant avec l'Europa League. Toute la semaine, nous avions des entraînements à un très haut niveau.

À mi-saison, votre club occupe la 6e place de la Bundesliga. Un bilan plus que satisfaisant malgré le changement d'entraîneur ...

Le nouvel entraîneur (Adolf Hütter) est plus détendu que Niko (Kovac). Il parle plus avec les joueurs et préfère faire la différence avec le ballon plutôt que la dimension physique. Tous les deux sont des entraîneurs exceptionnels qui analysent très bien leurs adversaires.

Dans les années à venir, pensez-vous devenir un attaquant de classe mondiale avec un statut de star ?

Je ne joue pas au football pour être une star. Je joue au football parce que j'aime ce sport. Je réalise que certains me voient comme une star quand je marque quelques buts. Ce n'est pas un problème pour moi. Mais ce n'est pas ce que je veux. Nous ne devons pas oublier que nous avons de la chance d'être des joueurs professionnels.

Enfin, l'Équipe de France est-elle toujours dans un coin de votre tête ?

Je ne peux que faire mon travail, continuer à travailler et continuer à marquer. Tout le reste est hors de ma portée, car je ne suis pas le sélectionneur. Mais je ne ressens aucune pression. Si un jour, on fait appel à moi, ce sera parfait. Sinon, je continuerai comme d’habitude.

Propos recueillis par Kerry Hau

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